Triathlon du Galon d’or (L) – Gladys

Gladys nous partage son récit du triathlon du Galon d’Or, format L avec 2km de natation, 84km de vélo et 19km de course à pied !

La natation, fut très très compliquée. Les vagues, le courant, le mal de mer, les tasses que j’ai avalées, j’ai eu la totale… Et, cerise sur le gâteau, n’ayant aucun sens de l’orientation, j’ai zigzagué tellement que j’ai fait 700m de plus et suis sortie à l’opposé de là où j’aurais dû ! Nous étions 4 ou 5 dans ce cas. On a donc dû courir dans le sable qui s’enfonçait pour rejoindre les autres… Epuisant ! Je finis donc la natation dans les dernières, au moins 10min derrière Salomé.

Ça partait mal cette épreuve, et en plus, le plus dur restait à faire pour moi : 84km de vélo (heuuuuu je n’ai jamais roulé autant de ma life… aucune idée donc de si j’allais y arriver ou pas…). 

Allez, c’est partit, et très vite je me suis rendue compte que ça allait être loooong. Sur le parcours : 3 belles côtes semblables à celle de Saclay (la seule que je connaisse) d’environ 1km de long et plein d’autres plus courtes… Et tout ça à faire sur les 4 boucles du parcours. Évidemment tout le monde m’a dépassé avec une facilité déconcertante… 

Mais ça n’a pas duré… Au bout d’un moment plus personne ne m’a dépassée ! Yesssss me suis-je dis : « tu as trouvé le bon rythme »… Hélas, je n’ai pas tardé à en comprendre la raison : mon seul poursuivant était la voiture balai !!! Hahahaa !!! La voiture et moi avons fait plus de 25km ensemble ! « Allez y madame, vous êtes bien là » … A un moment, je me suis même dit que le monsieur devait avoir envie d’aller prendre son apéro, et que je le retardais. Mais ce qu’il y avait de sympa c’est que jusqu’à la fin, des supporters m’encourageaient, peut être avaient ils tout simplement pitié, mais moi je prenais toute leur énergie et je ne lâchais rien « chaque coup de pédale me rapprochait de la fin » ….

J’ai finis le vélo plus de 15min après le dernier concurrent, en 3h44, sous les hourras de la foule « et voilà Gladys qui en finit avec le vélo, on l’applaudit ». J’étais tellement contente de déposer de F*%#$!#G vélo, que j’ai eu envie de chialer !

Pour la T2, j’ai pris mon temps (je ne suis pas à 2 min prêt hein…). J’envie les nombreux athlètes qui ont fini, déguste leur ravitaillement, et sont même sûrement douchés pour certains !!!

Allez, j’attaque les 19km de CAP, sourire aux lèvres, on m’encourage, c’est cool. Je ne suis pas longtemps seule… C’est maintenant au tour du vélo balai de me tenir compagnie ! Je commence à rattraper, 1, 2, 10 personnes … c’est fun ! Je me sens bien…. Je suis en 5’30 au kilo au début, je m’emballe, tellement contente de toucher terre… Je suis « fraîche » mais ceux que je dépasse sont à leur 2ème voire 3ème tour. Je rassure ceux qui me regardent les doubler dépités « ne vous inquiétez pas, regardez, j’ai le vélo balai avec moi, je ne suis qu’au 1er tour » !

Le parcours est très exigeant, on court dans du sable sur les 2/3, et la grosse difficulté est cette dune qu’on doit grimper 3 fois (vous connaissez les dunes du Pilat, ben c’est pareil ici…) … Je n’ai vu personne la grimper en courant …. trooooop dur pour les cuissots après 5h de course ! Bref je finis la 1ère boucle en 34 min environ, et toujours avec pour compagnie le vélo balai. 

On attaque la 2ème boucle, et là … une silhouette à 300m devant … entrain de marcher ! Mon accompagnateur me dit « je crois que notre route va se séparer car tu es entrain de rattraper une concurrente !! ». Youpiiiii je ne serai plus dernière … hihihih ! 

Allez, je vais la chercher…. Je la rattrape… La dépasse … Puis en dépasse une autre … Et une 3ème … 2ème tour bouclé en 40min « ah ben madame, vous n’avez plus le vélo balai avec vous ? Bravooo plus qu’un tour » !

Le 3ème tour a été un peu dur, j’ai senti que j’avais laissé des plumes sur le vélo, les crampes menaçaient, avec des douleurs aux ischios… Mais pas question de lâcher ! A chaque ravitaillement, je m’arrête, m’asperge, bois, mange et repars…. Je dépasse un mec (oui oui, un gars bien baraqué)… Il marche, il a mal partout, moi aussi mais je déconnecte le cerveau et continue… 

A 3km de l’arrivée, apparition de problèmes gastriques. Faut que je m’arrête en urgence. Le corps n’en peut plus… Personne devant, personne derrière, je file dans les bois…. C’était ça où je faisais ma « Diniz » !

Allez, plus que 3km, la délivrance est proche ! Je marche dans la dune…. repars ensuite jusqu’à l’arche sans m’arrêter, à bout de souffle, à bout de tout !!! Derniers 100m, je vois l’arche, j’entends Salomé qui m’acclame, je franchis la ligne en *6h37* et me plonge dans ses bras ! 

Envie de pleurer, j’ai mal partout, je suis heureuse, je n’en reviens pas, j’ai honte de mon vélo mais me rends compte de la marge de progression que j’ai si je m’entraîne, j’ai faim, j’ai soif, j’ai sommeil…

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